8 mars 2026 - Journée internationale de lutte pour les droits des femmes

Un nouveau Plan d’égalité de genre au FNRS

La lutte pour les droits des femmes vise, de manière fondamentale, à établir l'égalité réelle et juridique entre les femmes et les hommes, en éliminant toutes les formes de discrimination et de violence basées sur le genre. Elle contribue en cela à un concept plus large, celui d’égalité de genre, qui promeut une société où toutes les personnes, quel que soit leur genre, bénéficient des mêmes opportunités. Le Conseil d’administration du FNRS a adopté récemment un nouveau Plan d’égalité de genre portant sur la période 2026-2027 : il s’inscrit dans la continuité du précédent tout en élargissant le champ d’action à l’inclusion et à la diversité. Il comporte cinq chapitres, représentant cinq grandes priorités recommandées par la Commission européenne.

Le premier concerne le renforcement et l’institutionnalisation de l’action du FNRS en matière d’égalité de genre ; le second a trait aux instances décisionnelles. 

Le troisième axe se concentre sur l’équilibre de genre dans le recrutement et l’avancement de la carrière au FNRS. Il s’agit de poursuivre les efforts de mixité entamés en matière de composition des Commissions scientifiques et jurys. Des analyses de régression logistique sur la probabilité d’être sélectionné ou sélectionnée au FNRS montrent que celle-ci est indépendante du genre, et donc que les procédures d’évaluation et de sélection n’ont pas de biais apparent de genre. C’est rassurant, mais cela n’empêche pas de continuer à sensibiliser les actrices et acteurs de l’évaluation, comme le font de nombreuses autres agences de financement en Europe. Au FNRS, les décisions de financement reposent sur la qualité scientifique des demandes et doivent être exemptes de toute discrimination (genre, origine, âge, handicap, religion, etc.). Une autre mesure de ce chapitre consiste dès lors à sensibiliser davantage encore les membres des Commissions scientifiques et Jurys aux biais inconscients de genre et à la manière de les éviter. Il est intéressant de savoir que ces biais sont susceptibles de concerner tous les individus, indépendamment de leur genre, de leur âge ou de leur engagement en faveur de l’égalité de genre. Ils sont observés tant dans la population générale que dans la communauté scientifique. Il peut s’agir, par exemple, de stéréotypes et d’associations implicites, qui structurent inconsciemment les représentations de la science et de l’excellence académique

La quatrième section du plan vise à mettre en exergue les actions du FNRS en faveur d’un meilleur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle, mais aussi à intégrer l’égalité de genre, l’inclusion et la diversité dans la culture organisationnelle du Fonds afin que le Plan d’égalité de genre trouve un écho dans d’autres chantiers stratégiques et opérationnels. Le FNRS a mis en place une série de mesures relatives à la naissance, la maternité et la parentalité qu’il est utile de faire connaître. Ainsi, pour chaque accouchement, la période d’éligibilité aux bourses et mandats FNRS a été allongée de 15 mois (contre 12 précédemment). Par ailleurs, la durée du contrat de ces bourses et mandats est prolongée de la durée de la suspension pour cause de maternité.  

Dernier chapitre de ce Plan d’égalité de genre, il concerne les mesures contre la violence basée sur le genre. Des procédures existent et des personnes-ressources sont disponibles, Il convient de rendre cela facilement accessible. 

Enfin, rappelons que le FNRS produit depuis 2016 un rapport annuel sur l’état de l’égalité de genre. Disposer de chiffres et générer des indicateurs annuels permettent de faire un état des lieux quantitatif de l’égalité de genre au FNRS. Cette question ne peut pas être abordée de manière isolée, c’est pourquoi l’ensemble des processus du Fonds sont étudiés : candidatures, évaluation, gouvernance, communication, avec pour objectif d’intégrer cette perspective de manière transversale et stratégique.